Article paru
dans le Chronicle Herald du vendredi 25 juin 2004 à l'occasion de la
participation des Cadets
au Nova Scotia International Tattoo de Halifax
(Traduction libre)
Un mélange coloré de talents venus du monde entier au Tattoo
Malgré des arrivées tardives de certains groupes, le grand show aura lieu mardi comme prévu
Les arrivées tardives de groupes étrangers ont donné du fil à retordre aux organisateurs du Nova Scotia International Tattoo, a indiqué Ian Fraser, le directeur, aux journalistes présents jeudi au Metro Center lors d’un repas d’accréditation.
« Il s’agit des catastrophes habituelles – retard dans les arrivées (équipement et personnes), » dit Fraser en souriant. « Plus que d’habitude, nous avons dû changer les horaires de répétition. Mais nous serons prêts pour la Première mardi prochain. N’écoutez pas les rumeurs qui vont bon train chaque année à cette période disant qu’il n’y a plus de place de libre. Ce n’est pas vrai. Il y a encore de très bonnes places. »
Fraser invite les journalistes à visionner les productions de quatre groupes : Le Queen’s Colour Squadron de la Royal Air Force accompagné du Corps de Musique du Régiment de la Royal Air Force de Grand-Bretagne, les danseurs acadiens « La baie en joie », les chanteurs Joe Donahue et Brenna Conrad accompagnés de la Musique de Stadacona ainsi que le Ballet russe « Les Cosaques », qui reviennent cette année au Tattoo sur demande générale après avoir obtenu dix rappels lors du Tattoo 2003.
Les Suisses, premiers fabricants de montres au monde, ont eu un long voyage mais ne sont pas arrivés en retard. Il leur a néanmoins fallu déplacer un contingent de 140 personnes, dont plus de 100 musiciens, âgés de 9 à 24 ans, durant un voyage d’une journée entière de Genève à Toronto, en passant par l’Allemagne, jusqu’à Halifax, trouvant le temps de se reposer là où ils pouvaient, sans compter les 6 heures de décalage horaire.
Néanmoins, à 13 heures ils étaient tous présents au Metro Center, avec leurs instruments, tambours et un cor des Alpes d’une longueur de 3 à 4 m., prêts pour les répétitions sous la direction du directeur de marche, le Lieutenant Yvan Vallotton.
« Nous sommes responsables d’une école de musique », explique Nicolas Kunz, président des Cadets de Genève. « C’est comme une école privée mais nous sommes également soutenus financièrement par l’Etat et la Ville de Genève. Chaque cadet contribue $can 50.- par mois pour les frais d’écolage, d’entretien de l’instrument et de l’uniforme. Ils viennent s’entraîner deux fois par semaine ».
L’étude comprend une heure de solfège et une demi-heure par semaine de cours individuel d’instrument. Lorsqu’ils rejoignent l’harmonie, habituellement à 9 ans (ils commencent l’étude de la musique dès 5 ans), ils suivent deux répétitions de 90 minutes par semaine.
Christophe Zimmermann, âgé de 9 ans, fera partie de l’harmonie dans un mois ou deux. Il a déjà suivi 4 ans de formation, dont des leçons de tambour. Du haut de son mètre, Christophe est le plus petit des cadets présents à Halifax, alors que Nicolas Golay, du haut de ses 1.90 m., est le plus grand.
Contrairement à Golay, Christophe ne porte pas encore l’uniforme. Durant le spectacle, il est vêtu du costume traditionnel du montagnard suisse.
Golay, âgé de 24 ans, a retardé son départ des Cadets, qui habituellement se fait à 20 ans, afin de participer au Tattoo. Dans 4 mois, il espère obtenir son diplôme universitaire en architecture, une profession qu’il a commencé à apprendre il y a 8 ans.
Le directeur artistique de la production suisse, le Lieutenant Jean-François Bobillier, joue du cor des Alpes au plus fort de la séquence des Cadets de Genève. Cet instrument, qui se joue comme un cor d’harmonie, était traditionnellement utilisé pour communiquer à travers les vallées des montagnes ainsi que pour jouer des airs de musique folklorique comme Le Ranz des Vaches, une chanson typiquement suisse relatant la vie à la ferme que les Cadets interpréteront lors de leur production.
Le Lieutenant Vallotton a écrit trois pièces originales pour le corps de musique. Les musiciens interpréteront également La Marche Triomphale d’Aïda de Verdi, Ces Merveilleux Hommes dans leurs Machines Volantes, « It’s a Small World » et Le Jour le plus long que Paul Anka a écrit en l’honneur du 6 juin (D-Day).
Fraser annonce qu’il y aura un concours de photographies cette année au Tattoo, en coopération avec Atlantic Photo Supply. Les prix à gagner seront: une caméra Minolta DiMAGE 323, un certificat de APS d’une valeur de $can 100.- ainsi qu’un paquet cadeau du Tattoo.